20 février 2010

ENERGIES RENOUVELABLES

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       EXTRAITS DU MAGAZINE    "Pour la Science"  Décembre 2009

Vous trouverez ci-dessous le résumé succint des recherches de deux scientifiques américains: Mark Jacobson (Professeur à l'Université de Stanford) et Mark Delucchi (Chercheur à l'Université de Davis en Californie)

 

Ces affirmations  peuvent paraître surprenantes mais ces deux chercheurs ont poussé très loin leurs investigations en chiffrant tout ce que cette "révolution" supposerait: répartition sur la planète, coûts financiers, temps d'installation de chaque nouvelle technique, etc...

L'originalité de leur démarche consiste dans le fait de préconiser une combinaison des 3 ressources essentielles (EVS: eau, vent soleil) partout où cela est possible.   

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En 2009, une équipe de l'Université de Stanford a classé tous les systèmes énergétiques en fonction de leur impact sur le réchauffement climatique, l'environnement, la pollution, la consommation d'eau, l'utilisation des terres, etc... Elle a conclu que les meilleures solutions sont les énergies éolienne, solaire, géothermique, marine et hydraulique.
Leur plan prévoit des millions de turbines actionnées par le vent et l'eau et des dizaines de milliers d'installations solaires. "Bien que ces nombres paraissent gigantesques, ils ne sont pas hors d'atteinte. Les sociétés industrialisées ont déjà réussi des transformations majeures dans le passé [et notamment] durant la seconde guerre mondiale" affirment les deux scientifiques.
Ils ajoutent: "Notre plan ne comporte que des techniques qui fonctionnent déjà ou sont sur le point d'être fonctionnelles à grande échelle, et non des techniques futuristes qui pourraient exister d'ici 20 à 30 ans."
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Concernant la fiabilité des infrastructures, ils affirment que celles-ci "... devront fournir l'énergie à la demande de façon au moins aussi fiable que le résultat actuel. Or, les techniques EVS sont généralement moins sensibles que les sources classiques d'énergie aux arrêts dus à la maintenance. Une centrale à charbon américaine est en moyenne hors circuit 12,5% du temps pour la maintenance..."
Il semble aussi, toujours d'après leurs recherches, que si "... l'énergie solaire est encore relativement chère, [elle] devrait être compétitive en 2020. On peut d'ailleurs penser que cette compétitivité s'améliorera encore au fil du temps.
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En conclusion de leur article très documenté, riche de nombreux chiffres et de diagrammes très parlants, M. Jacobson et M. Delucchi se disent persuadés "... qu'un système global fondé sur le vent, l'eau et le soleil, pourrait couvrir de façon fiable les besoins énergétiques mondiaux en 2030, en ayant des effets bénéfiques sur le climat, la qualité de l'air et de l'eau, et la sécurité écologique et énergétique.... Les obstacles sont avant tout politiques, mais pas techniques."   
     
Pour être tout à fait complet et objectif, je ne manquerai pas de citer le petit encart ajouté à cet article dans le magazine Pour la science, encart qui reprend le commentaire de Patrick Criqui (Directeur du Laboratoire d'économie de la production et de l'intégration internationale à l'Université de Grenoble) qui, s'il se dit d'accord sur l'essentiel, tient à ajouter: "Ce scénario est solide pour ce qui concerne les potentiels des techniques envisagées, mais il soulève trois difficultés  que mentionnent les auteurs eux-mêmes: la variabilité de l'approvisionnement, les coûts entraînés par les nouvelles technologies et la gestion du renouvellement complet des infrastructures énergétiques d'ici 20 ans, ce qui est très court."
Même s'il insiste sur le fait que ce scénario "... est sans doute trop optimiste", il tient tout de même à dire qu'il "... a le mérite d'explorer une voie prometteuse pour le "verdissement" du système énergétique, s'appuyant sur l'électricité renouvelable."                               
                                                                                                                                   Michel Martin

 

 

 

09 février 2010

UNE CENTRALE PHOTOVOLTAIQUE A ST REMY

Tout d'abord et avec un peu de retard...                       TRES BONNE ANNEE 2010 à tous nos lecteurs !

Continuez à consulter ce blog et n'hésitez pas à faire part de vos remarques et de vos questionnements.

Je voudrais ici rebondir sur le dernier article de Guy, article fort intéressant dont je partage les analyses et qui évoquait, entre autres, "les énergies durables pour le chauffage et l'éclairage..."

Je veux en effet vous entretenir d'une info récente - certains d'entre vous sont peut-être déjà au courant -  info qui nous concerne tous en tant que saint-rémois: l'installation probable sur le territoire communal (et donc intercommunal) d'une centrale photovoltaïque destinée à produire de l'électricité. Deux réflexions me viennent immédiatement à l'esprit:

¤ on ne peut, me semble-t-il, qu'accueillir cette nouvelle avec satisfaction (en espérant tout de même que les riverains immédiats n'auront pas à pâtir de cette implantation) puisqu'il va bien falloir un jour ou l'autre - et le plus tôt sera le mieux - que nous devenions responsables et que nous nous engagions résolument vers des pratiques plus respectueuses de l'environnement et - ce qui n'est pas négligeable - moins coûteuses, du moins à moyen ou long terme. Cela concerne évidemment au premier chef les élus mais aussi chacun d'entre nous. 

¤ je tiens tout de même à ajouter aussi que nous l'avons échappé belle il y a (déjà!) presque vingt ans, quand on nous promettait - très exactement au même emplacement - d'autres cadeaux beaucoup moins "vertueux": plusieurs projets de décharges successives d'amiante et de pneus, pour ne citer que les plus "réjouissantes". Histoire ancienne, ne manqueront pas de dire certains. Certes, mais il est bon quelquefois d'entretenir la mémoire, ne serait-ce que pour se persuader que les bonnes causes bien défendues donnent parfois de bons effets: si ces projets-là avaient abouti, nous ne pourrions pas aujourd'hui nous féliciter de celui-ci!

Nous ne disposons pour l'instant que de quelques éléments:

¤ ce projet, proposé par EDF à travers sa filiale ENERGIES NOUVELLES, sera développé par le bureau d'études INOVA-TERRE.

¤ 21,5 ha ont été retenus pour installer la future centrale, superficie répartie entre 8 propriétaires différents: en schématisant, nous dirons que ces 8 parcelles sont constituées de 7 relativement modestes et d'1 beaucoup plus importante. Les terrains seront loués pour 20 ans et chaque propriétaire recevra 1500 € /ha/an.

¤ la puissance développée par cette centrale sera de 7 mégawatts, ce qui permettrait de servir en électricité une population d'environ 8000 habitants, un peu moins (4500 environ) si on y inclut du chauffage. Apparemment, cette électricité n'est pas destinée aux habitants de la commune, ni même de la communauté de communes.

¤ EDF consent pour ce projet un investissement d'environ 4 millions d'€/MW. Les collectivités locales ne devraient pas subir de charges supplémentaires.

¤ quelques retombées prévues pour la collectivité: une taxe pour la communauté de communes (on n'en connaît pas encore la nature), la part communale de la taxe foncière, quelques entreprises locales seront sollicitées, un emploi de gardien.

Cette centrale ne sera sans doute pas opérationnelle avant 2012. Pour toutes les informations plus techniques (étude d'impact, enquête publique, ...), je vous renvoie aux informations que ne manqueront pas de nous fournir régulièrement la municipalité et les autres acteurs de ce projet.

Michel Martin

24 octobre 2009

Qelques réflexions...

 

QUELQUES RÉFLEXIONS...

Du 7 au 18 décembre 2009, à Copenhague, se tiendra la 15e conférence des Nations Unies sur le climat. 30 ans après la première conférence à Genève, en 1979, 17 ans après la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques élaborée lors du sommet de la terre à Rio en 1992, 12 ans après le protocole de Kyoto où, pour la première fois, des mesures contraignantes sont envisagées, qu'en est-il du réchauffement climatique et de ses conséquences humaines, sociales, économiques ? Quel a été l'effet des premières mesures déjà prises ? Si elles ne sont pas négligeables, beaucoup d'indicateurs tendent à prouver que leur portée a été limitée, trop limitée. L'objectif fixé à Kyoto, réduction de 5,2% des émissions de gaz à effet de serre (par rapport au niveau de 1990), malgré sa modestie, ne sera sans doute pas atteint.

À Copenhague, il s'agira justement de préparer l'après Kyoto (2012) puisque le caractère urgent d'une réaction concertée, à l'échelle internationale, ne fait plus désormais de doute tant les signaux d'alarme se déclenchent aux quatre coins de la planète.

Cette dimension planétaire, ces grands sommets qui rassemblent tant de personnalités importantes, scientifiques, politiques, sociologues... peuvent laisser le citoyen perplexe. Qu'est-il dans les rouages de cette énorme machine ? En quoi sa minuscule contribution individuelle, tant à la dégradation de l'équilibre naturel de notre planète qu'à l'éventuelle protection de celle-ci, a-t-elle un poids, une importance quelconque ? Que peut-il face aux comportements prédateurs de certains États ou firmes multinationales ? Comment peut-il contribuer, à sa modeste échelle, à l'inversion de cette tendance qui conduit la planète entière à se donner de grands airs de veillées d'armes décisives ?

Ils sont nombreux déjà à avoir modifié leur comportement. La prise de conscience a souvent été accélérée par la crise dont on sent bien confusément qu'elle n'est pas totalement étrangère à la menace qui pèse sur notre environnement. Derrière ces deux épouvantails, la mondialisation, avec tous ses excès, a bien du mal à se cacher. Les initiatives individuelles sont généreuses, courageuses parfois, indispensables...mais doivent être relayées et encouragées.

Et la commune ? Et l'intercommunalité ? Avez-vous entendu parler d'initiatives en ce sens ? À ma connaissance non. Bien sûr les contraintes budgétaires sont tyranniques. Bien sûr les mesures qui pourraient être prises resteraient sans doute peu spectaculaires. Il s'agit d'effectuer des choix, de fixer des priorités, c'est à dire être gestionnaire (ceci ne se limitant pas à tenir une comptabilité). De nombreuses collectivités locales ont déjà œuvré en ce sens, les idées et les expériences ne manquent pas. Voici deux pistes parmi d'autres:

- utiliser des énergies durables pour le chauffage et l'éclairage des bâtiments publics (bois, solaire, éolien...)

- à l'échelle de la communauté de communes, mise en place d'une cuisine centrale fournissant notamment les écoles, utilisant les producteurs locaux ( soutien économique, raccourcissement des circuits de distribution ) pratiquant une agriculture raisonnée ou biologique...

Aucune originalité ici, il s'agit simplement de montrer que des leviers existent. Certaines idées sont peut-être de fausses bonnes idées, cela doit être discuté, réfléchi, évalué. Il faut interroger les expériences déjà menées en ce sens. Il faut informer, les moyens ne manquent pas pour cela ( conférences, expos, vidéos...). Il faut rester ouvert aux éventuelles propositions, remarques, critiques émanant de la population.

Une grande réflexion est à l'œuvre en ce moment dans notre pays. Il est de bon ton de remettre en cause notre fameux millefeuille. La commune et le département sont de plus en plus souvent désignés comme les étages superflus de cette construction plus que bicentenaire. C'est possible. Il me semble pourtant que nos réformateurs ne devront pas oublier la place singulière qu'occupe l'élu local, très local. C'est en effet à cet étage que la notion fondamentale du citoyen-électeur, du citoyen-souverain prend tout son sens. Là il peut encore agir après avoir mis son bulletin dans l'urne, là il peut, jour après jour, constater si le mandat donné à l'équipe municipale est respecté ou non.

Ce blog, en sommeil, continue à être consulté régulièrement. Que cela exprime une simple curiosité, une vigilance, une attente... importe peu. S'il peut être un lieu d'échanges, de réflexions, de propositions, il doit alors sortir de sa léthargie.

À vos claviers !

Guy Fréval

23 février 2009

Intercommunalité

 

Vive l'intercommunalité

Les récents propos télévisés du Président faisaient écho au rapport de J. Attali en 2008. Lui-même formalisait une opinion répandue, souvent entendue, véritable serpent de mer de la politique d'aménagement du territoire: les collectivités locales sont devenues trop nombreuses. Si on veut éviter une trop grande dispersion des ressources publiques et les affecter à une « échelle pertinente » (l'expression est fréquente chez les spécialistes de la DIACT, ex-DATAR*), il va falloir faire un peu de ménage. Dans le collimateur, deux échelons: la commune et le département.

Malheureusement ce sont les deux circonscriptions auxquelles les Français sont le plus attachés. Il s'agit d'un véritable lien affectif. Dans la plupart des cas on les aime, on les connaît, leurs élus nous restent proches...

La résistance à la disparition du département et à l'éclosion de la région est significative. Le dernier avatar, même s'il peut sembler anecdotique, celui des plaques d'immatriculation et de la disparition des numéros départementaux, est éloquent. La région reste une réalité bien lointaine. Elle est pourtant née en 1964, baptisée alors circonscription d'action régionale. Quand Charles de Gaulle, en 1969, par référendum, voulut accroître ses compétences, la réponse négative des Français provoqua sa démission. Renommée « région » en 1972, il fallut attendre la loi de décentralisation de 1982 pour que les conseillers régionaux soient élus au suffrage universel. Qui connaît aujourd'hui ses élus régionaux? Qui se souvient de tous ceux pour qui il a voté, quand il a voté...? Le vœu exprimé par le rapport Attali de voir disparaître dans les 10 ans l'échelon départemental risque bien de rester pieux.

Et la commune? Est-elle un échelon pertinent? « Pour moi, intercommunalité et région sont des réalités rationnelles. […] Pour effectuer un travail efficace on a besoin d'être dans une intercommunalité... ». Mme Alliot-Marie ne saurait être plus claire. Pourtant elle poursuit: « mais on se sent d'abord appartenir à sa commune et à son département. » Les habitudes, les pesanteurs, promettent sans doute longue vie encore aux communes, même dépouillées peu à peu de leurs prérogatives. En effet, l'intercommunalité est désormais une réalité sur une grande partie du territoire français.

Les « pays », création ancienne, relancée par la loi Voynet de 1999, tardent à se mettre en place ou le font dans une relative indifférence. Ce sont désormais des territoires de projet qui doivent fédérer tous les acteurs locaux et les inscrire dans la politique d'aménagement du territoire dans la perspective d'un développement durable. L'élaboration du projet précède la constitution de la structure. Il permet la finalisation de contrats, avec l'État, avec l'Europe, permettant de financer le développement local. Pour que naisse un tel projet il faut des élus volontaristes, convaincus de l'impérieuse nécessité de s'inscrire dans une telle action collective. Il faut aussi des citoyens informés, concernés, parties prenantes (les pays associent à leurs actions, outre les communes et communautés de communes, les organismes socio-professionnels, les entreprises, les associations).

Nous sommes, pour l'instant, assez loin du compte.

Les communautés de communes ou d'agglomérations sont chargées de compétences toujours plus nombreuses. Pourtant, là encore, ces EPCI** (quelle douce appellation) demeurent largement méconnues. Tous les efforts sont-ils fournis pour les rendre plus familières? Sans doute faudra-t-il passer un jour par l'élection des représentants de chaque commune au conseil communautaire. Ils sont pour l'instant désignés parmi les membres de chaque conseil municipal. Le scrutin de liste proportionnel pourrait trouver ici toute sa pertinence en permettant la représentation et l'expression de sensibilités diverses. Tout comme les conseils municipaux, les conseils communautaires sont publics. Pour l'instant, le travail de la communauté de communes est le prolongement de celui des communes qui la composent. N'est-il pas possible d'afficher, dans chaque mairie, la date des réunions? D'y exposer le compte-rendu, même sommaire, de chacune d'elles? Le bulletin d'information annuel ( celui de 2008 n'est pas encore publié) est bien maigre et ne livre que très chichement le résultat de l'important travail réalisé par nos représentants.

Si on veut réussir le passage vers cette nouvelle collectivité territoriale, si on veut donner plus de corps et d'âme à l'intercommunalité, si on veut faire émerger ce sentiment d'appartenance par lequel cela se fera... il faudra sûrement du temps et beaucoup de volonté. Il faut s'y mettre vite et commencer par de « petites choses » simples.

Ce ne sont là que quelques réflexions et suggestions qui appellent le débat, la contradiction. N'hésitez pas.

Guy Fréval

*Délégation interministérielle à l 'aménagement et à la compétitivité des territoires; Délégation à l'aménagement du territoire et à l'action régionale.

**Etablissement public de coopération intercommunale.

25 octobre 2008

REUNION DU CONSEIL MUNICIPAL DU 20 OCTOBRE 2008

 

Comment ne pas s'interroger?

Nous connaissions les séances « informelles » préparatrices des séances publiques ou dans la continuité de celles-ci. Nous avons pu manifester notre "agacement" devant ces dernières. Cela dit, nous le savons, la règle est respectée.

La réunion du conseil municipal du lundi 20 octobre nous a offert une nouvelle variante dans la méfiance entretenue par l'équipe municipale à l'égard des administrés: le huis-clos. Là encore, la forme a été respectée: proposition du maire, acceptation par vote des conseillers, évacuation de la salle ( 5 « auditeurs »)... MAIS...

S'il existe des règles dans toutes nos institutions, il y règne surtout un esprit. Entre une équipe municipale et la population qui l'a élue, la transparence doit prévaloir, la dissimulation ne peut se substituer à la discrétion. Que certains débats exigent le huis-clos, nous le comprenons parfaitement, le législateur aussi puisqu'il l'a prévu.

Quand il s'agit de désigner un 1er adjoint, éventuel remplaçant du maire, ou encore un représentant à la communauté de communes, dont on sait l'importance grandissante, le huis-clos est-il justifiable et acceptable? En quoi cette désignation de personnages publics, au service des électeurs, doit-elle être cachée?

 Là, nous ne comprenons plus.

Si l'ordre du jour comportait un sujet plus « délicat »... il était parfaitement possible de demander le huis-clos au moment d'aborder ce point précis.

Il est dans l'intérêt de tous de rétablir la confiance entre élus et administrés: la séance du lundi 20 octobre fut un bien mauvais coup porté à cette confiance.

Guy FREVAL